Les pictogrammes du langage représentent uniquement la dimensionnalité des objets et des univers. Bien qu’ils n’illustrent pas en soit les relations topologiques entre les objets, ils peuvent être utilisés pour supporter la définition de ces relations en permettant d’illustrer spatialement la résultante de la relation topologique.

Pourquoi ne pas avoir créé des pictogrammes pour représenter les relations topologiques ?

  • Premièrement, il existe une multitude de relations topologiques dans la nature et il aurait Ă©tĂ© impossible de crĂ©er un pictogramme illustrant chacune d’entre elles. Pour cette mĂŞme raison, les pictogrammes du langage PictograF n’illustrent pas la « gĂ©omĂ©trie rĂ©elle » des concepts mais bien la dimensionnalitĂ© gĂ©omĂ©trique de l’objet et la dimensionnalitĂ© de l’univers. Ainsi, il est possible de crĂ©er une suite finie de pictogrammes.
  • Deuxièmement, le langage PictograF est un langage graphique. Cette nature graphique oblige Ă  choisir une gĂ©omĂ©trie. Ils sont donc tout indiquĂ©s pour reprĂ©senter la dimensionnalitĂ© gĂ©omĂ©trique des objets dans le sens oĂą le graphique reprĂ©sente exactement le sujet (un point pour un objet de dimension 0D, une ligne pour un objet de dimension 1D, un polygone pour un objet de dimension 3D, etc.). De ce point de vue, le pictogramme ne ment pas !

Pas contre, illustrer graphiquement un type de relation topologique amène à faire un choix géométrique qui pourrait ne pas refléter la vérité pour l’ensemble des relations topologiques de ce type.

Pour schématiser l’ensemble des relations topologiques possibles, il faudrait une infinité de pictogrammes. La logique voudrait alors que soit 1) on privilégie un sous-ensemble de relations que l’on illustre adéquatement (ce qui en ferait une suite incomplète), soit (2) on généralise les relations topologiques. La deuxième solution semble intéressante et définirait par exemple un pictogramme « Intersection» pour l’ensemble des relations de cette nature. Par contre, un langage graphique oblige à déterminer une représentation pour le pictogramme. Vient alors la nécessité de faire un « choix » de représentation qui serait uniquement vrai pour un type particulier de relation Intersection et qui amènerait une fausse information pour l’ensemble des autres relations de type Intersection (voir figure suivante).

Pour ĂŞtre vrai dans tous les cas de relation Intersection, il faudrait un pictogramme tel que celui ci-dessous. Ce pictogramme demeure vrai pour toutes les relations topologiques possibles de type Intersection.

Par contre, ce pictogramme est basé sur le langage naturel plutôt que graphique, ce qui est incohérent avec la philosophie du langage PictograF, qui se veut un langage GRAPHIQUE !

Pour les relations topologiques, la représentation textuelle est donc plus générique que la représentation graphique. Le langage naturel est donc ce qui convient le mieux à la définition de ces relations.

Comment les pictogrammes peuvent-ils servir à la définition des relations topologiques ?

Ils peuvent être utilisés pour supporter la définition (modélisation) des relations topologiques en permettant d’illustrer la géométrie (en termes de dimensionnalités) de la résultante de la relation. Ces deux modèles ci-dessous en sont des exemples.