Pour faciliter la modélisation des concepts spatiaux, temporels et spatiaux-temporels des bases de données, nous avons défini quelques règles de modélisation basées sur le langage PictograF.

Règles de modélisation pour les concepts spatiaux

Pour faciliter la lecture des modèles, nous suggérons la disposition suivante :

  • L’expression spatiale qui illustre la gĂ©omĂ©trie d’une classe d’objets se positionne dans le coin supĂ©rieur gauche de la boĂ®te contenant le nom de la classe.
  • L’expression spatiale qui illustre la gĂ©omĂ©trie d’un attribut se positionne directement Ă  la suite de son nom.

Règles de modélisation pour les concepts temporels

À noter que ce qui est modélisé est la réalité telle que perçue par le client. Les notions temporelles (autant que descriptives et spatiales) sont toujours définies selon son point de vue. Par exemple, un concept peut être sujet à évolution dans la réalité, mais cette évolution peut ne pas être pertinente pour le client, auquel cas elle ne sera pas considérée et gérée dans la base de données.

Règles pour les notions d’Existence et de PrĂ©sence

  • La notion d’existence s’applique aux classes d’objets uniquement
  • L’existence se reprĂ©sente graphiquement par l’ajout d’un pictogramme temporel dans le coin supĂ©rieur droit de la classe d’objets (Ă  cĂ´tĂ© du nom).
  • Un pictogramme temporel sans cardinalitĂ© (i.e. auquel s’applique la cardinalitĂ© par dĂ©faut 1 :1) suppose une seule existence, gĂ©rĂ©e pour l’ensemble des occurrences de la classe (i.e. chacune des occurrences sera caractĂ©risĂ©e par une date dĂ©but (naissance) et une date de fin (mort)).
  • Un pictogramme temporel auquel s’ajoute une cardinalitĂ© 0, 1 reprĂ©sente une gestion facultative de l’existence, i.e. certaines occurrences de la classe d’objets seront dĂ©finies par une date de dĂ©but/fin alors que d’autres ne seront associĂ©es Ă  aucune information temporelle. Ces dernières seront donc considĂ©rĂ©es comme constantes.
  • Un pictogramme auquel s’ajoute une cardinalitĂ© 1, N reprĂ©sente une existence Ă  n prĂ©sences. Le pictogramme temporel illustre alors la « dimension temporelle » de chacune des prĂ©sences, i.e. instantanĂ©e ou durable.

Règles pour les notions d’Ă©volutions descriptive et spatiale

Évolution descriptive
  • L’évolution descriptive est reprĂ©sentĂ©e graphiquement par l’ajout d’un pictogramme temporel Ă  cĂ´tĂ© de l’attribut
  • La cardinalitĂ© qui succède l’attribut rĂ©fère aux multiplicitĂ©s de l’attribut alors que la cardinalitĂ© qui succède le pictogramme temporel rĂ©fère aux diffĂ©rents Ă©tats temporels.
  • Attribut facultatif : un attribut qui peut ne pas ĂŞtre dĂ©fini pour chacune des occurrences de la classe. Notation : nom de l’attribut suivi d’une cardinalitĂ© dont la borne infĂ©rieure = 0.
  • Attribut multiple : un attribut avec plusieurs valeurs. Notation : nom de l’attribut suivi d’une cardinalitĂ© dont la borne maximale >1.
  • Attribut multiple qui Ă©volue : un attribut avec plusieurs valeurs, chacune qui Ă©volue. Notation : notation de l’attribut multiple + pictogramme d’évolution temporelle.
  • Une Ă©volution descriptive instantanĂ©e Ă  un seul Ă©tat n’est possible que pour une existence durable .
Évolution spatiale
  • L’évolution spatiale est reprĂ©sentĂ©e par l’ajout d’un pictogramme temporel Ă  cĂ´tĂ© d’une expression spatiale (pictogramme spatiale avec ou sans cardinalitĂ©).
  • L’évolution spatiale peut ĂŞtre dĂ©finie au niveau d’une classe d’objets ou d’un attribut.