Même s’il est aujourd’hui utilisé à d’autres fins, le langage PictograF a été conçu avant tout pour supporter la modélisation des bases de données spatiales. Les différents pictogrammes sont majoritairement destinés à être utilisés au niveau des classes d’objets et des attributs d’un modèle de classes, afin de représenter leurs caractéristiques spatiales et temporelles.

Le langage PictograF est basĂ© sur une approche modulaire, qui permet l’enrichissement de langages de modĂ©lisation existants. Jusqu’à aujourd’hui, le PictograF a surtout Ă©tĂ© intĂ©grĂ© Ă  UML, afin d’étendre les diagrammes de classes d’objets aux propriĂ©tĂ©s spatiales et temporelles. Cette intĂ©gration est d’ailleurs pleinement exploitĂ©e par l’outil CASE Perceptory. Bien que de manière moins fusionnelle, le langage peut Ă©galement ĂŞtre utilisĂ© avec d’autres outils de modĂ©lisation.

Les stĂ©rĂ©otypes, un mĂ©canisme d’extension de UML

Pour demeurer le plus gĂ©nĂ©rique possible, UML est dĂ©fini avec un nombre limitĂ© d’élĂ©ments diffĂ©rents. Il propose par contre des mĂ©canismes d’extension permettant de spĂ©cialiser le langage dans un but prĂ©cis. Parmi ceux-ci se retrouvent les stĂ©rĂ©otypes. Selon le mĂ©tamodèle d’UML, les stĂ©rĂ©otypes sont dĂ©finis comme des mĂ©ta-classes spĂ©cifiques. D’un point de vue utilisateurs, ils sont utilisĂ©s pour spĂ©cialiser la sĂ©mantique des Ă©lĂ©ments, permettant une modĂ©lisation plus prĂ©cise, pour un contexte ou un domaine particulier. Il est donc possible de crĂ©er de nouveaux Ă©lĂ©ments de modĂ©lisation, Ă  partir de ceux existants. Graphiquement, les stĂ©rĂ©otypes sont identifiĂ©s soit 1) en ajoutant un mot entre «guillemets» au-dessus ou en-dessous du nom de l’élĂ©ment UML (ex. le nom d’une classe), 2) en ajoutant une icĂ´ne ou 3) en ajoutant le mot et l’icĂ´ne.

L’extension de UML via les stĂ©rĂ©otypes est la mĂ©thode la plus indiquĂ©e pour Ă©tendre les modèles aux notions spatiales et temporelles, Ă  l’aide du langage PictograF. En exploitant la reprĂ©sentation icĂ´nique, elle permet l’enrichissement, sĂ©mantique et visuelle, des modèles, Ă  l’aide des pictogrammes et expressions pictogrammiques.

Les types de donnĂ©es, une autre manière d’inclure les pictogrammes et expressions pictogrammiques aux modèles UML

Les expressions pictogrammiques peuvent Ă©galement ĂŞtre utilisĂ©es en type de donnĂ©es (data type) d’un attribut plutĂ´t qu’en stĂ©rĂ©otype. Pour ce faire, il suffit d’ajouter un attribut nommĂ© GĂ©omĂ©trie, par exemple, auquel on associe une expression spatiale. Il en est de mĂŞme pour la temporalitĂ©. Des noms comme Existence, PrĂ©sence ou Évolution peuvent ĂŞtre employĂ©s, selon la nature de la temporalitĂ© Ă  exprimer.